Ce début de semaine, un courrier des organisateurs de la Coppa Placci a retenu notre attention. Virgilio Rossi, le président de l'US Imolese, en charge de l'organisation, nous annonce ainsi le passage de la Coppa Placci, 59ème du nom, de la catégorie professionnelle à celle des Elites sans contrat et moins de 23 ans.« La cause doit être recherchée dans la crise économique mais aussi dans les mauvaises habitude en terme de gestion, cela vaut pour la Ligue Professionnelle».
La prochaine édition de la Coppa Placci, remportée en 2009 par Luca Paolini, aura lieu le samedi 4 septembre et sera donc réservée à la catégorie Elite et Espoirs. Virgilio Rossi en profite pour tirer la sonnette d'alarme, notamment dans une lettre adressée au président de la fédération cycliste italienne :
« Cette décision est née d'une profonde réflexion personnelle et de mes collaborateurs après l'échec du soutien économique de la part de ceux qui sont nos partenaires depuis longtemps. En conséquence, les coûts d'organisation liés aux formalités techniques et bureaucratiques habituellement exigés, et surtout les insupportables et incompréhensibles frais des équipes, devenus exorbitants, et pour lesquelles, d'ailleurs, il faut prévoir tous les coûts logistiques (acquis au fil du temps et tout à fait uniques dans le sport en général), conduisent inévitablement l'US Imolese à réexaminer toutes ses possiblités. »
En plus des coûts administratifs, Virgilio Rossi ne manquait pas d'égratigner la Ligue Pro de Cyclisme italienne (et les autres d'ailleurs) en raison d'une multiplication des épreuves et d'une autonomie grandissante malsaine :
« Il nous a paru inopportun et déshonorant de réduire drastiquement les coûts, et après un examen attentif et l'assurance du soutien de la République de San Marin et de la ville d'Imola, il a été décidé de conserver la course, cependant sous la catégorie Elite et moins de 23 ans. C'est ainsi que naît la Coppa Placci Under. Une dénomination qui sonne comme un cri d'alarme : 'Under' signifie moins de concurrence dans notre cas, en vertu d'un budget de choix avec lequel nous lançons une série de messages à notre avis déterminants : d'abord, de donner une continuité à notre classique en la sauvant d'une faillite imminente et fâcheuse, que même un amateur peut gagner une course au palmarès prestigieux et reconnue pour sa valeur dans le monde du cyclisme; mais par dessus tout, nous voulions nous comporter à l'inverse de tant d'organisateurs italiens et étrangers qui avec leurs épreuves, grâce à la bénédiction de l'UCI et des fédérations nationales, depuis quelques années ont transformé leurs courses amateurs en classiques professionnelles sans plus de service. Le résultat ? Le calendrier international est pratiquement inondé et en conséquence directe est en train de sombrer, avec la baisse automatique de la valeur technique et, pire encore, de l'image qui en faisait un secteur de l'excellence avec les évènements de haute qualité comme l'était, crise économique à part, la Coppa Placci. »









