L'Union Cycliste Internationale et les laboratoires antidopage viennent peut être de donner un nouvel élan à la lutte antidopage. En effet, l'hormone de croissance était utilisée jusqu'ici par les tricheurs sans peur de représailles, la faute à un test de détection, pourtant mis au point avant les Jeux Olympiques de 2004, mais nécessitant des anticorps en pénurie.
L'Allemand Patrik Sinkewitz vient pourtant d'inaugurer la liste des coureurs cyclistes positifs à l'hormone de croissance recombinante (GH). Sinkewitz, 27 ans, a été contrôle positif à l'issue du Grand Prix de Lugano, le 27 février dernier. Le coureur de Farnese Vini Neri pourrait être suspendu à vie puisqu'il a déjà été suspendu 2 ans, en 2007, suite à un contrôle positif à la testostérone.
Il est le 3ème sportif contrôlé positif à cette substance après le rugbyman anglais Terry Newton (24/11/2009) et le joueur de football canadien Matt Socholotiuk (31/03/2010).
Le communiqué de l'UCI :
L’UCI a informé aujourd’hui le coureur allemand Patrik Sinkewitz qu’il était provisoirement suspendu. Cette décision a été prise suite à la réception d’un rapport en provenance du Laboratoire – accrédité par l’AMA – de Lausanne, indiquant un résultat d’analyse anormal (présence d’hormone de croissance recombinante) dans un échantillon de sang prélevé sur ce coureur lors d’un contrôle en compétition effectué par Antidoping Suisse, avec l’autorisation de l’UCI, le 27 février 2011 lors du GP di Lugano.
Il s’agit de la première suspension prononcée sur la base du test de détection de l’hormone de croissance dans le cyclisme et de l’un des premiers cas tous sports confondus. Ce résultat d’analyse anormal constitue donc une nouvelle étape très importante de la lutte contre le dopage dans le cyclisme.
La suspension provisoire de M. Sinkewitz reste en vigueur jusqu’à ce qu’une instance d’audition mise sur pied par la Fédération Cycliste Allemande détermine si celui-ci a effectivement commis une infraction au Règlement Antidopage de l’UCI selon l’article 21 de ce dernier.
M. Sinkewitz a le droit de demander l’analyse de son échantillon B et d’y assister.
Conformément au Code Mondial Antidopage et à son Règlement Antidopage, l’UCI ne peut fournir d’autres informations à ce stade.







