PRESIDENTIAL TOUR OF TURKEY
11 au 18 avril 2010
(Comuniqué Tour de Turquie - Photos Franck Nataf)
ANDRE GREIPEL N’EST PAS SEULEMENT UN SPRINTEURL’Allemand s’est imposé pour la première fois dans un contre la montre en dominant le prologue d’Istanbul
Andre Greipel, tête d’affiche du 46e Tour de Turquie, s’était promis de gagner une étape au cours de la semaine mais il était le premier surpris, dimanche 11 avril, après sa victoire dans le prologue disputé à Istanbul. Il y a devancé de six secondes son équipier américain Tejay Van Garderen et de neuf secondes le champion de Pologne Maciej Bodnar (Liquigas-Doimo).
Autant sur les rives ventées du Bosphore Andre Greipel a pu faire valoir sa puissance, autant il a bluffé tout le monde en ne concédant rien à ses rivaux dans la montée finale vers Sultanhamet, pavée et raide, rappelant un mont flandrien.
« Il m'arrive de faire de bons et de mauvais prologues, dit l’Allemand, mais jamais je n'en avais gagné auparavant. Je ne m'attendais donc pas à gagner aujourd'hui. J'ai seulement décidé de le faire à fond, en gardant de l'énergie pour la côte finale. En fait, tout est venu d'un pari ce matin avec mon camarade de chambre Bert Grabsch. Comme il a été champion du monde du contre-la-montre et qu'il est encore champion d'Allemagne, je lui ai dit, sans y croire: ‘’je ferai un meilleur temps que toi’’.
André Greipel, décrochant sa septième victoire cette saison, n’en perd pas de vue son objectif initial et c’est paré du maillot turquoise de leader qu’il s’élancera lundi de Kusadasi au départ de la deuxième étape.
«Ce n’est pas mal, poursuit Greipel en souriant, mon objectif est déjà rempli alors qu'on n'a pas encore commencé les sprints. J'espère qu'on fera un bon classement général aussi, ça pourrait être avec Tejay van Garderen qui a fait une très bonne performance. Je suis certes leader comme au Tour Down Under où j'ai gagné le classement général final, mais le Tour de Turquie est plus dur. Je ne suis pas capable de gagner le général ici. »
Ce pourrait être en effet son équipier Van Garderen qui a déjà disputé le Tour de Turquie en 2009 avec l’équipe Rabobank Continental, mais aussi Rein Taaramae (Cofidis), quatrième à dix secondes mais dont les aptitudes en montagne lui ont permis de décrocher la troisième place du dernier Tour de Catalogne.
Devant une foule considérable massée dans Sultanhamet mais aussi de Pat McQuaid, le president de l’UCI qui rejoindra dimanche soir Dubaï où se déroulent les championnats d’Asie, Andre Greipel est donc le premier vainqueur d’une course contre la montre en Turquie. Il y a de grandes chances qu’il devienne un habitué du podium protocolaire cette semaine. Après avoir arrêté le vélo pour récupérer une semaine après Paris-Nice, l’excellence de sa condition physique ne fait pas de doute.
« Pour moi, conclut l’Allemand, la Turquie était synonyme de vacances. Je suis allé à la plage de Bilek par le passé. Maintenant, j’aime aussi la Turquie pour le cyclisme… »










