PRESIDENTIAL TOUR DE TURQUIE
11 au 18 avril 2010
ANDRE GREIPEL GAGNE A TUGURTREIS A 92 KM/H
L’Allemand a consolidé son maillot turquoise de leader du Tour de Turquie en s’imposant au sprint dans la deuxième étape
Après sa victoire dimanche dans le prologue d’Istanbul, Andre Greipel (GTC-Columbia) avait affirmé n’avoir aucune ambition au classement général dans cette course par étapes qu’il découvre et qu’il trouve trop difficile pour lui. C’est toutefois sans état d’âme que le coureur allemand accumule les sprints victorieux. Il s’est imposé dans la deuxième étape du Tour de Turquie Kusadasi-Turgutreis en devançant les Italiens Angelo Furlan (Lampre-Farnese Vini) et Claudio Cucinotta (De Rosa-Stac Plastic) et a conservé son maillot turquoise de leader.

Le peloton en bord de Méditerranée (Photo Tour of Turkey)
Après un transfert par les airs dimanche soir, d’Istanbul à Kusadasi, le peloton a retrouvé avec plaisir la mer Méditerranée qu’il va longer pendant une semaine et une température très agréable qui donne envie de faire du vélo. Au programm de ce lundi, une étape de plaine (181 km), proposant des décors magnifiques de montagnes couvertes d’oliviers et un plan de jeu devant fatalement s’achever par un sprint massif que plusieurs coureurs ont toutefois essayé d’éviter. Particulièrement ceux des équipes Cofidis et ISD-Neri.
Tout d’abord le baroudeur Christophe Kern (Cofidis), sorti de son long hiver pour retrouver un exercice qu’il affectionne dans une échappée déclenchée au kilomètre 13 en compagnie de l’Italien Diego Caccia (ISD-Neri), du Polonais Tomasz Marczynski (CCC Polsat) et du Suisse Hubert Schwab (Vorarlberg-Corratec). Assez rapidement, finalement, l’équipe HTC-Columbia a maîtrisé ce groupe repris à 50 kilomètres de l’arrivée sans avoir compté plus de 5’20’’ d’avance.

Christophe Kern a animé l'étape (Photo Tour of Turkey)
Le Japonais Yukihori Doi (Skil-Shimano), l’Argentin Jorge Giacinti (Scott-Marcondes) et l’Italien Oscar Gatto (Oscar Gatto) ont tenté de prendre le relais sans plus de réussite mais le final, avec une dernière côte à 10 kilomètres de l’arrivée, a gagné en intensité quand l’Italien Giovanni Visconti (ISD) a porté une attaque contrée par Andre Greipel lui-même. Un kilomètre plus loin, sur une pente plus raide encore, l’Estonien Rein Taaramae a pris sa chance, sans que personne ne puisse le suivre. Protégé dans un premier groupe par ses équipiers David Moncoutié et Amaël Moinard, le récent troisième du Tour de Catalogne a résisté avec talent mais l’équipe HTC-Columbia, reformée, l’a repris à 5 kilomètres de l’arrivée et favorisé une nouvelle victoire de celui qui fait oublier les échecs répétés de son équipier Mark Cavendish. Au cours de son sprint, lancé au bas d’une descente, le compteur d’Andre Greipel a affiché la vitesse incroyable de 92 km/h.

Finalement, Andre Greipel règle le peloton au sprint (Photo Tour of Turkey)
« Deux victoires déjà en Turquie, c'est vraiment bien, dit Greipel. Je voulais aussi gagner un sprint massif, c'est fait. Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait une aussi longue côte à dix kilomètres de l'arrivée. C'est pour aider mes coéquipiers qui avaient déjà beaucoup travaillé que je suis allé moi-même à la poursuite de Visconti dans le but d'éliminer l'échappée qui allait se former. Nous avions vent de face et je savais qu'il y avait encore une petite côte à un kilomètre de l'arrivée, ce qui m'a évité de douter un instant que Taaramae, le dernier attaquant, ne puisse être repris. J'avais encore cinq ou six coéquipiers à ma disposition, donc je n'avais aucune crainte. Dans le dernier kilomètre, il n'y avait plus que Mark Renshaw, je lui ai dit d'attendre, il s'est porté en tête aux 500 mètres, ensuite, j'ai attendu que quelqu'un d'autre lance le sprint pour fournir mon effort. Je n'ai pas bien regardé le parcours qui nous attend dans les prochains jours. J'espère seulement un peu d'aide de la part des autres équipes. »









