PRESIDENTIAL TOUR OF TURKEY
11 au 18 avril 2010
GIOVANNI VISCONTI SAUVE SON MAILLOT TURQUOISE AVEC BRIO
L’ équipe Cofidis a déclenché une offensive générale à 70 km de l’arrivée de la sixième étape mais le jeune Italien reste leader du Tour de Turquie
André Greipel (HTC-Columbia) s’est imposé une quatrième fois dans le Presidential Tour de Turquie en dominant au sprint à Finike les Italiens Davide Cimolai (Liquigas-Doimo) et Manuel Belletti (Colnago-CSF) mais le scénario de la sixième étape ne se résume pas par cette seule victoire. Sur le bord de la Mer Méditerranée, l’équipe Cofidis de David Moncoutié, troisième du classement général, est passée à l’attaque et a fait vaciller, sans le faire tomber, le leader de la course Giovanni Visconti (ISD-Neri).
Cette étape a tout d’abord mis en évidence les qualités de rouleur de Christophe Kern, échappé toute la journée et repris à 800 mètres de la ligne d’arrivée. « Et si je gagnais l’étape de Finike ? avait-il lancé jeudi soir à ses équipiers pendant le dîner. Oui, je vais gagner ! »
L’Alsacien s’est donc lancé dans une échappée dès le dix-huitième kilomètre, accompagné du Russe Vladimir Isaychev (Xacobeo-Galicia), l’Espagnol Arkaitz Duran (Footon-Servetto) et du Norvégien Frederik Wilmann (Skil-Shimano), le vainqueur de la Mi-Août Bretonne 2009.
Pendant 50 kilomètres, l’équipe ISD-Neri de Visconti a contrôlé l’échappée à trois minutes en comptant sur le renfort des équipes des sprinteurs pour l’annihiler définitivement. Francis Van Londerseele a moyennement apprécié la méthode.
« Puisque cette équipe ne laisse aucune chance à Christophe Kern, nous allons passer à l’attaque dans la longue ascension de Kas (km 70), prévenait le directeur sportif de Cofidis en course de route. »
Amaël Moinard a été le premier à attaquer, suivi de Moncoutié, suivi somme son ombre par Visconti. Le peloton s’est scindé très vite. Remi Pauriol est venu prêter main forte à Moncoutié qui a essayé de distancer l’Italien, esseulé, à plusieurs reprises mais face à ce coureur de tempérament le Français a compris qu’il devrait se contenter de la troisième place au général.

Moncoutié, suivi comme son ombre par Visconti, passe à l'offensive
« J’attendrai les deux derniers kilomètres de la dernière étape pour être confiant dans mes chances de gagner le Tour de Turquie, assure Visconti néanmoins rassuré. Mes adversaires essaieront de m’attaquer encore demain, mais heureusement, cette étape vers Antalya (118 km) est moins longue que celle d’aujourd’hui au cours de laquelle j’ai été attaqué de toutes parts. J’ai de plus en plus de conviction à défendre ce maillot turquoise car mon équipe est de plus en plus forte chaque jour qui passe. En dépit des batailles qui ont précédé, elle était encore en force dans le final. »
En vingt kilomètres, le peloton s’est reformé mais l’échappée de Christophe Kern, accompagné du seul Wilmann avait alors pris plus de 5 minutes d’avance. A 60 kilomètres de l’arrivée, le coup semblait jouable. D’une part parce que Kern était déchaîné, aussi parce que les équipiers de Greipel avaient déjà beaucoup donné pour reprendre la tête du peloton.

Christophe Kern et Frederik Wilmann résisteront jusqu'au dernier kilomètre
Greipel a alors indiqué à son directeur sportif Jan Schaffrath qu’il verrait bien les deux échappés s’expliquer pour la victoire mais ce dernier n’a pas fait de sentiment : il a ordonné à ses coureurs d’aller chercher Kern et Wilmann. Ce combat, inégal, a été gagné par le peloton mais il s’en est fallu de 800 mètres que Kern ne tienne sa promesse.
« Je n’ai cessé d’y croire et j’aurais mérité de gagner l’étape, assure le Français. Il ne m’a pas manqué grand-chose, j’avais de la force mais un compagnon d’échappée qui ne pouvait pas donner plus. J’ai fait la plus grande partie du travail mais le vent de face nous a condamnés ! »

A la fin c'est encore et toujours Andre Greipel qui lève les bras












