Tout a changé pour Cadel Evans à l'automne 2009. Celui que l'on présentait comme l'éternel perdant, comme le prouvent ses 2 secondes places sur le Tour de France, est devenu Champion du Monde à Mendrisio. Paré du maillot irisé, l'Australien a même quitté la formation Silence Lotto pour une équipe en construction, BMC Racing Team.
Et pour maquer ce changement, Cadel Evans sera de retour cette année sur le Giro d'Italia, une course qui l'a révélée sur la route. L'ancien vététiste, alors dans la grande Mapei, avait profité en 2002 de l'exclusion de son leader Stefano Garzelli pour jouer sa carte au classement général. Une journée passée en rose, avant une grosse défaillance, avait ponctué un Giro finalement conclu à la 14ème place.
Le champion du Monde arrive avec quelques belles performances depuis le début de saison, notamment sa victoire à La Flèche Wallonne, tordant le cou à l'adage qui veut que le maillot de champion du monde entraîne une malédiction.
«Je suis satisfait de la façon dont la saison a commencé. J’aurais aimé remporter quelques victoires supplémentaires, je n’étais d’ailleurs pas si loin à plusieurs reprises.»
Le Giro donc, et ses 3418 kilomètres, Cadel Evans les aborde en leader de sa formation BMC. Un vrai test avant le Tour de France.
«Je n’ai plus participé au Giro depuis huit ans. C'était une cours très italienne. J’imagine que cela a changé depuis, comme pour la plupart des courses cyclistes.
Le Giro 2010 compte quelques montagnes incroyables : Plan de Corones, Monte Zoncolan, Mortirolo et Gavia. Le gagnant devra être un grimpeur polyvalent.
Parfois, courir pour le classement général complique les choses pour gagner des étapes. Comme avec n’importe quel Grand Tour, le défi est d'être bon tous les jours. Nous verrons mon niveau par rapport à celui de mes concurrents. Ivan Basso, Carlos Sastre et Alexandre Vinokourov sont les plus dangereux mais il y a toujours un ou deux coureurs inattendus qui viennent s’ajouter à la liste pendant la course.»

© Photo John Veage / Tour Down Under












