Ceux qui pensaient passer une journée tranquille au sein du peloton en sont pour leurs frais. La 9ème étape du Giro, 187 kilomètres entre Frosinone et Cava de Tirreni, a en effet été menée à vive allure par les coureurs. Cheula (Footon), Stamsnijder (Rabobank), Barry (Sky) et Ignatiev (Katusha) en sont les premiers en cause. Les 4 hommes, partis dès le kilomètre 9 ont résisté au retour du peloton, emmené par les HTC Columbia de Greipel (pensait on), jusqu'aux tous derniers kilomètres après seulement 4 heures 8 de course soit une moyenne de 45 kilomètres 190 dans l'heure.
Si les fuyards n'ont pu se disputer la victoire, c'est également parce que les Astana venaient troubler la bonne marche du peloton. A 20 kilomètres de l'arrivée, le peloton se fractionne en 2 parties : Cunego ou Nibali sont avec Vinokourov, au contraire d'Evans, Basso, Scarponi ou Garzelli. Le Champion du Monde, bien qu'esseulé, trouvera donc des alliés de circonstance pour revenir à l'avant.
A 5 kilomètres de l'arrivée, Barry et Ignatiev, les derniers résistants, sont avalés par la meute. HTC ou Sky emmènent tour à tour jusqu'à la flamme rouge où Rubens Bertogliati tente son va tout. Puis Cadel Evans, en force, se démène avec le maillot rose Vinokourov dans sa roue. Les sprinteurs ne vont toutefois pas se laisser surprendre et Matthew Goss, parfait remplaçant d'un Andre Greipel toujours muet, est incontestablement le plus rapide. Filippo Pozzato et Tyler Farrar, dans son sillage, prennent les 2nde et 3ème places.
Nouvelle journée difficile pour Carlos Sastre (Cervelo), victime d'une crevaison au plus mauvais moment et qui laisse échapper encore plus d'une minute.
«Aux 400 mètres, je me suis dit "Si Andre (NDLR : Greipel) est derrière moi, il va me passer... ensuite j'ai baissé la tête et personne n'avait dépassé mon vélo..." Cette victoire aujourd'hui est la plus importante de ma jeune carrière et honnêtement je n'ai pas encore réalise ce qui m'est arrivé » déclarait l'Australien Matthew Goss après son succès du jour. Et de poursuivre :
«J'ai commencé le vélo à l'âge de 12 ans à cause d'une blessure en jouant au football australien. Mes médecins me l'ont conseillé afin de mieux récupérer. Mon voisin, Wesley Sulzberger (coureur de la Française des Jeux) m'a convaincu d'essayer le cyclisme sur route...
Le Giro d'Italia a toujours été la course la plus importante pour moi et gagner aujourd'hui est la plus belle des satisfactions. Je ne suis pas un pur sprinter mais je vais très vite. Mon leader est Greipel mais dans les 2 prochaines semaines, quand les opportunités se présenteront, je donnerai le maximum pour gagner à nouveau».

Mattew Goss est le plus rapide après un long faux plat montant

Alexandre Vinokourov poursuit sa série en rose









