Giro Valle d'Aosta Mont Blanc
A EDET L'ETAPE DE VILLE-LA-GRANDL’équipe de France frappe encore sur les routes du Tour du Val d’Aoste – Savoie – Mont Blanc. Cette fois c’est Nicolas Edet – déjà protagoniste hier au Fort de Bard – qui vient de remporter sa sixième victoire de la saison à Ville-La-Grand, après les 152 kilomètres qui ont emmené la course de Marignier aux portes du lac Léman.

Comme la veille, Nicolas Edet est à l'attaque
Edet, malgré l’échappée d'hier, a laissé la compagnie du peloton après six chilomètres seulement. Les échappées seront dix-neuf au début, dix à la fin de la montée de Joux Plane, deux dans le final (le français et l’américain Talansky) capables de reprendre l’italien Francesco Bongiorno, qui avait tenté en solitaire dans le col de la Ramaz.
Le trio s’est bien porté jusqu’à trois kilomètres de l’arrivée, quand Edet a décidé de laisser ses compagnons après que Bongiorno eut terminé un super boulot qui lui a permis de se replacer sur le podium du général, où on le trouve à la troisième place dans le même temps de Fabio Aru (2’05).
Quant au maillot jaune Petr Ignatenko, il s’est bien porté et il a été capable de ne pas tomber dans le piège de Jonathan Monsalve, deuxième du général qui a attaqué le Russe dans les phases finales de la course : mais le leader de l’équipe Mastromarco n’a pas réussi a récuperer une seule des cinquante-cinq secondes qui hier déjà le séparaient du sibérien de Katusha.

Ils ne sont plus que 3 pour le gain de l'étape : Bongiorno, Talansky et Edet

Les leaders contrôlent le "peloton"

Edet a le dernier mot pour la première arrivée sur le sol français du Giro 2010
Demain, dimanche, la dernière étape de ce Petit Tour avec départ et arrivée à Ville-La-Grand : au total 88 kilomètres (départ à 9h30) avec trois cols au programme qui – quand même – ne devraient pas changer le visage au classement général de ce soir.
LES DECLARATIONS
Nicolas Edet : “J’ai eu du courage”Bernard Bourreau regarde avec intensité Nicolas Edet, qui lui a donné sa deuxième victoire dans cette édition du Tour du Val d’Aoste. “Ce matin je sentais encore la fatigue d'hier soir – a expliqué le futur coureur de Cofidis – mais j’ai voulu partir chercher l’échappée pour protéger aussi le maillot à pois de meilleur grimpeur de Thomas Bonnin. Après à l'avant les choses ont bien marché. Je croyais de ne plus revenir sur Bongiorno, mais quand nous l’avons repris j’ai su que je pouvais y arriver. A deux kilomètres de l’arrivée, dans les virages, je me suis retrouvé avec quelques mètres d'avantage : j’ai décidé de poursuivre, et j’ai eu mon étape”.
Petr Ignatenko : “C’est pas encore gagné”
Si quelqu'un ne peut pas encore sourire, c'est Petr Ignatenko, qui demain peut tout de même devenir le quatrième coureur de l’ancienne Union Sovietique à gagner cette course (deux fois Popovych, une fois Pugaci). “je n’ai pas encore gagné, demain il reste à controler une course qui est très difficile à interpréter. Aujourd’hui ça c’est très bien passé : mon équipe a fait un excellent travail sur un terrain très difficile”.
Avec la collaboration de Marzio Fachin et Francois Domaine - www.girovalledaosta.it
Photos © Riccardo Scanferla














