TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
HTC-Columbia offre le maillot rouge à Mark CavendishLa première étape de la Vuelta, un contre la montre par équipes disputé samedi soir en nocturne dans les rues de Séville, a été remporté par la formation HTC-Columbia qui a couvert les 13 kilomètres en 14’06’’. Elle a devancé l’équipe Liquigas-Doimo de 10’’ et le Team Saxo Bank de 12’’. Mark Cavendish, ayant franchi la ligne d’arrivée devant ses équipiers, s’est emparé du maillot rouge de leader.
« Je disputais la première étape de ma première Vuelta et j’endosse le maillot rouge de leader, s’enthousiasmait Mark Cavendish. Je ne représente pourtant que 10% de cette victoire et compte tenu de la course réalisée par mes équipiers, je me demande si nous aurions pu perdre ! »
Au classement général, son équipe ne disposant pas d’un leader pour le classement final, en dépit du talent de jeune Tejay Van Garderen, les prétendants à la victoire faisaient leurs compte. « Vincenzo Nibali n’a été devancé par aucun de ses rivaux » disait son directeur sportif Dario Mariuzzo. « Nous ne pouvions rivaliser avec HTC-Columbia parce que nous comptons plusieurs grimpeurs ici, mais nous sommes très satisfaits ».
Au classement général, en effet, Nibali, troisième du dernier Tour d’Italie, devance les frères Schleck (Saxo Bank) de 2’’, Carlos Sastre (Cervélo) de 4’’, David Arroyo (Caisse d’Epargne) de 15’’, Igor Anton (Euskaltel) de 17’’ et surtout Denis Menchov (Rabobank) de 26’’.
Thomas Löfkvist (leader du Team Sky), défaillant et ayant franchi la ligne d’arrivée distancé par ses équipiers, a été la grande victime du jour. Il a concédé 1’15’’.
Les Déclarations
Mark Cavendish (HTC-Columbia): « Mes équipiers m’ont réellement impressionné et je me demande si nous aurions pu perdre. Moi, après mes deux premiers relais, j’étais déjà mort. C’était ma première étape de ma première Vuelta et j’endosse déjà le maillot rouge de leader. Je représente 10% de la victoire et chacun de mes équipiers auraient dû endosser ce maillot pour être juste. Pour la deuxième étape dimanche qui devrait se terminer par un sprint massif, ce maillot rouge ne change rien parce que nous aurions de toute façon contrôlé la course. Et cela ne me détourne pas de mon objectif, je suis ici pour gagner des étapes. »Dario Mariuzzo (directeur sportif de Liquigas-Doimo) : « Je ne pense pas que nous aurions pu gagner cette étape parce que dans notre formation il y a aussi des grimpeurs qui ne sont pas des spécialistes. Toutefois l’équipe a fait du bon travail en restant compact et en prenant cette deuxième place qui signifie que Vincenzo Nibali a devancé tous ses rivaux pour la victoire finale. C’est du bon travail ! »
Bradley McGee (directeur sportif de Saxo Bank) : «Entre le kilomètre 8 et le kilomètre 9, nous avons eu un petit passage à vide sur une partie en faux-plat montant qui était la partie la plus difficile de ce parcours. Des coureurs de l’équipe ont dû sauter des relais. Nous avons perdu un peu de temps mais tout le reste était bien. Il nous a manqué un travail spécifique dans cet exercice mais c’était notre décision avant de partir dans la Vuelta. Ce soir, Fränk Schleck est en bonne position au classement général. C’est une étape réussie ! »
Bingen Fernandez (directeur sportif de Garmin-Transitions) : «Julian Dean est tombé sur une piste cyclable qui était cinq centimètres au-dessus de la route et qu’il n’a pas vue. C’est arrivé une heure avant la course pendant la reconnaissance. Il s’est fait mal à l’épaule et au coude droits. Après un kilomètre de course, il a été distancé et avec Julian en moins, tellement important dans notre dispositif, c’était très compliqué. Pourtant, cinq ou six coureurs de l’équipe ont fait du bon travail et notamment David Zabriskie qui était très fort. Le contre la montre par équipes est notre spécialité. Nous étions parmi les favoris et nous ne pouvons donc affirmer que nous sommes satisfaits de notre sixième place. Mais ce n’était quand même pas mal…»
Philippe Gilbert (Omega Pharma-Lotto) : « Nous faisons un contre la montre assez satisfaisant, finissant à la septième place, mais nous perdons quand même 17 secondes, ce qui fait plus d’une seconde par kilomètre ! Nous avons perdu deux coureurs d’un coup entre le septième et le huitième kilomètre et cela explique en partie cet écart. Pour ma part, ces prochains jours je vais essayer de profiter du terrain quand ça ne monte pas trop longtemps. J’aimerais vraiment bien gagner une étape mais je suis ici pour travailler en vue du championnat du monde. C’est ma priorité »












