TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
Etape 2, Alcalá de Guadaíra - Marbella, 173.7 kmLes déclarations
Yauheni Hutarovich (Vainqueur de la deuxième étape) : « Je sais bien que cette victoire doit être surprenante pour beaucoup de gens mais elle ne l’est pas pour moi. J’étais sûr de gagner une étape dans cette Vuelta et c’est arrivé très vite. Je pense que mon succès dans une étape du Tour de Pologne au début du mois a été un déclic. C’était ma première victoire dans une course du Pro-Tour et psychologiquement elle m’a fait beaucoup de bien. Dans cette étape, aujourd’hui, j’avais décidé de prendre le sillage de Cavendish dès que possible et je m’y suis tenu après avoir été bien replacé par mes équipiers. Après je l’ai suivi et dans la dernière ligne droite, j’ai attendu, attendu pour sortir au bon moment. Je suis vraiment ravi pour moi et pour mon équipe. »Mark Cavendish (porteur du maillot rouge, photo ci contre) : « Il manqué beaucoup de choses aujourd’hui pour gagner. Tout d’abord, l’équipe a été perturbée par la chute, à 80 kilomètres de l’arrivée, de Lars-Ytting Bak et Martin Velits qui n’étaient pas en mesure de nous aider dans les derniers kilomètres et l’équipe n’a pas su s’organiser dans les derniers kilomètres. Dans le dernier kilomètre, je me suis bien calé dans la roue de Tyler Farrar mais j’ai manqué de rythme et de fraîcheur. Après notre victoire dans le contre la montre par équipes de Séville, j’ai été pris par le protocole, le contrôle anti-dopage et les médias. Je suis arrivé à l’hôtel à 2 heures du matin. Le rythme me manque aussi parce que je n’ai pas disputé beaucoup de courses depuis le Tour de France et il va me falloir quelques jours pour être au top dans les sprints. Dans ces conditions, Hutarovich a vraiment bien joué le coup. Maintenant, je pense que le prochain sprint massif sera pour la cinquième étape ! »
Roberto Amadio (manager de Liquigas-Doimo): “Nous avions beaucoup d’ambitions pour Danilo Hondo et l’équipe a fait du très bon travail. Malheureusement, nos coureurs se sont perdus quand le sprint a vraiment commencé et ils ont eu un moment d’hésitation fatal. Il faut retenir le positif de cette journée, Roman Kreuziger et les autres ont tous de bonnes jambes !”
Johnny Weltz (directeur sportif de Garmin-Transitions): “Après sa lourde chute samedi soir avant le contre la montre par équipes, Julian Dean a connu une journée très pénible. Il a souffert comme en enfer et a fini par être distancé à 45 kilomètres de l’arrivée en même temps que d’autres coureurs qui n’ont pas supporté la chaleur. Sans lui, nous avons essayé de travailler pour le sprint en profitant des efforts des autres équipes mais nous avons eu la malchance de tomber sur un coureur (Hutarovich) qui n’avait jamais atteint ce niveau. Tyler Farrar avait l’occasion de s’emparer du maillot rouge de leader et c’est raté !”
Danilo Hondo (Lampre-Farnese Vini): “Liquigas a beaucoup travaillé pour le sprint mais n’a jamais vraiment commencé le sprint. J’ai été piégé et j’ai dû lancer de très loin, à 700 mètres de la ligne. J’avais la bonne vitesse mais Alessandro (Petacchi) a été perturbé parce qu’il ne voyait pas bien les panneaux indiquant les derniers hectomètres. Il m’a passé sur la droite, Hutarovich sur la gauche et lui a fait un super job parce qu’il a très bien géré son effort contre le vent en sortant au dernier moment. »
Andy Schleck (Saxo Bank): “Oh ! Ce qu’il a fait chaud. Pour ma première course depuis la Clasica San Sebastien, je ne me suis pas senti mal, notamment dans les ascensions. J’en ai été un peu surpris. Je pensais vivre une mauvaise journée. Je crois que beaucoup de coureurs ont été lâchés dans le final mais si le rythme n’était pas intense dans le final, la course avait été très exigeante auparavant ».
(Photo Unipublic/Graham Watson)












