TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
Etape 5 : Les déclarationsTyler Farrar (vainqueur de la cinquième étape): « Le vent a rendu le sprint assez fou. Il a permis à des coureurs de remonter facilement et de venir se battre mais j’aime ce genre de sprints. Cavendish a remonté sur la droite, j’ai pris sa roue et je l’ai sauté pour gagner. C’est toujours beau de battre le meilleur sprinteur du monde mais c’est mieux encore de gagner une étape de la Vuelta. C’était une étape étrange parce que j’ai été seul toute la journée. Après mes petits ennuis de santé, je n’étais pas assez confiant pour demander à mes équipiers de travailler et nous avons laissé les autres équipes le faire à notre place. Puis je me suis senti de mieux en mieux et à 20 kilomètres j’ai dit à mes équipiers que j’étais OK pour le sprint. Matthew Wilson a fait un travail fantastique dans les dix derniers kilomètres. Il m’a lâché à 2 kilomètres de la ligne d’arrivée et c’était à moi de jouer. Gagner va encore accroître ma confiance. Le championnat du monde en Australie est un objectif mais il reste des sprints à disputer dans la Vuelta. Une nouvelle victoire serait un bonus. »
Philippe Gilbert (leader de la Vuelta): « Je suis ravi de conserver le maillot rouge au terme d’une étape dont le scenario était idéal pour nous avec quatre coureurs échappés. Cela a été facile pour mes équipiers. Et pour moi. »
Johnny Weltz (directeur sportif de Tyler Farrar) : « C’est une victoire qui nous fait vraiment du bien parce que nous n’avons pas eu de chance depuis le début de la Vuelta. Julian Dean a chuté avant le contre la montre par équipes et est très handicapé depuis. Tyler Farrar a eu des maux de ventre en début de semaine et était vraiment mal dans la quatrième étape vers Valdepenas de Jaen. Aujourd’hui Julian Dean a essayé de l’aider mais ce n’était pas possible. Matt Wilson a donc fait le job et Tyler est très content de son sprint et du travail de l’équipe. Il était tombé dans la zone de ravitaillement en glissant sur des graviers mais rien de grave…»
Koldo Fernandez (2e de l’étape) : « Je suis content du travail effectué mais pas content du résultat. Une fois qu’entre en toi le goût de gagner, tu ne peux pas t’en passer ! »
Mark Cavendish (3e de l’étape) : « Mon pilote Matt Goss a été victime d’une crevaison à 5 kilomètres de l’arrivée. Je me suis débrouillé seul mais je me suis retrouvé devant trop vite et n’ai plus eu le choix que de lancer le sprint de loin. C’était vraiment trop difficile de tenir aussi longtemps ! »
Sébastien Chavanel (FDJ, 6e de l’étape) : « Dans ce sprint, je me suis fait tasser par Tyler Farrar et j’ai dû couper mon effort. Cavendish a vraiment lancé son sprint de très loin, sur la gauche, suivi de Petacchi et Farrar qui se rabat sur moi. Cette sixième place me replace dans le jeu des sprinteurs après un vilain coup de chaud à Marbella, le jour de la victoire de mon équipier Hutarovich. J’ai de bonnes sensations et je pense vraiment qu’il y a de la place pour gagner une étape. Je n’ai pas encore trouvé d’équipe pour l’année prochaine mais je ne suis pas fini. C’est vrai je n’ai pas gagné depuis deux ans mais ma place est encore dans ce peloton professionnel. Gagner une étape serait évidemment pour moi une délivrance. »
Maurizio Piovani (directeur sportif d’Alessandro Petacchi) : « L’équipe a de nouveau fait un grand travail pour Alessandro mais en ce début de Vuelta, elle est en meilleure condition que Petacchi. Il n’a pas les jambes du Tour et a encore besoin de quelques étapes pour retrouver son meilleur niveau. Alessandro a la possibilité de gagner une étape bien sûr mais ce ne sera pas simple. Ni pour lui, ni pour Cavendish. Tous deux ne disposent pas de leur train habituel et sont débordés par de nombreux coureurs qui sentent qu’il y a un coup à jouer. Sans rien retirer de sa victoire, Hutarovich a montré qu’il est possible de battre les meilleurs sprinteurs du monde et maintenant tout le monde veut le faire et croit pouvoir le faire. Pour gagner, Alessandro aura sans doute besoin que ça aile beaucoup plus vite dans les deux derniers kilomètres. »
Thor Hushovd (Cervélo) : « Dans mon équipe, le sprinteur de la Vuelta est Theo Bos (9e de l’étape) et nous avons travaillé pour lui. Je n’ai pas fait suffisamment de sprints depuis mon accident au mois de mai à l’entraînement (fracture de la clavicule) pour être au top mais je travaille et je vais essayer de gagner une étape. J’ai annoncé lundi ma décision de rejoindre le Team Garmin-Transitions l’an prochain et je confirme la venue, avec moi de six équipiers de Cervélo (Roger Hammond, Andreas Klier, Heinrich Haussler, Brett Lancester, Daniel Lloyd et Gabriel Rasch). J’ai besoin d’eux dans les classiques. Je ne redoute pas d’être l’équipier de Tyler Farrar qui est un sprinteur d’avenir. Nous ne serons pas concurrents. »
Pierre Rolland (Bouygues Telecom) : « Si on ne tente rien, on n’obtiendra rien. Je me suis échappé, j’ai fait près de 200 kilomètres devant mais le peloton ne nous a pas laissé une avance suffisante pour y croire. Nous avons été rejoints à 11 kilomètres de l’arrivée mais ce n’est pas grave. Je ne suis pas dans la Vuelta pour défendre une place au classement général. J’espère gagner une étape mais je veux surtout faire des efforts. Je dispute mon deuxième Grand Tour dans l’année pour m’endurcir et en me souvenant que c’est l’année où je roulais devant le peloton avec l’équipe du Crédit Agricole que je marchais le mieux. Faire des efforts n’a jamais tué personne. »
Arnaud Labbe (Cofidis) : « Une fois l’étape partie, je me suis dit : ‘‘pourquoi pas aller en échappée ?’’ J’avais pris un gros coup de chaud le premier jour et je voulais surtout me rassurer. Au cours de la journée, je me suis senti de mieux en mieux. On y a cru un peu mais avec le vent de face dans le final, on avait quand même peu de chances car le peloton a bien géré l’écart. Mais je me suis fait plaisir et ça ne fait pas de mal pour préparer la saison de cyclo-cross. »












