TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
Etape 10, Tarragone - Vilanova i Geltru : Les déclarationsImanol Erviti (Caisse d’Epargne, vainqueur de l’étape) : « J’ai remercié Philippe Gilbert qui s’est relevé de l’échappée de lui-même et nous a donné une chance d’aller au bout. C’est un grand champion ! Dans mon équipe de la Caisse d’Epargne, nous avons cinq coureurs pour le classement général et quatre pour le travail d’équipier. Luis Pasamontes, Jose-Vicente Garcia Acosta, David Lopez-Garcia et moi devons être vigilants et ne pas laisser partir la bonne échappée. De cette façon, David Lopez a gagné dimanche à Alcoy et moi aujourd’hui. Je pense que Pasamontes ou Garcia Acosta doivent pouvoir le faire aussi ! J’ai beaucoup souffert pour passer le col del Rat Penat sans perdre beaucoup de temps et j’ai décidé ensuite de profiter de la dernière petite côte pour prendre ma chance. C’est ma deuxième victoire d’étape dans la Vuelta et pour un domestique comme moi, c’est assez incroyable. Je pense à Jose Miguel Echavarri qui m’a donné ma chance dans le peloton professionnel en 2005 et sans qui je n’aurai pas fait carrière. Cette Vuelta nous fait oublier le Tour de France où nous n’avons pas eu la réussite, tant Luis-Leon Sanchez (2e de la neuvième étape), Vasyl Kiryenka (deuxième de la dixième étape) que Ruben Plaza (troisième de la seizième étape). »
Joaquin “Purito” Rodriguez (Katusha, maillot rouge de la Vuelta): « C’est sensationnel. Ce maillot rouge a d’autant plus de valeur à mes yeux qu’il est la conséquence d’un très grand travail de mon équipe et que je l’endosse en ma région de Catalogne. J’ai déjà fait beaucoup d’efforts dans cette Vuelta pour avoir le droit de le porter. J’aurais bien voulu l’avoir plus tôt mais mieux vaut tard que jamais. Tout le monde a sa propre stratégie, certains préfèrent le prendre le plus tard possible mais pour moi c’est bon de l’avoir sur le dos dès que possible et mon équipe va continuer de travailler comme elle le fait depuis plusieurs jours. Si cela devient trop compliqué pour Katusha, nous n’allons pas tout sacrifier pour garder ce maillot non plus. Demain, l’arrivée me convient bien. Je me suis beaucoup entraîné en Andorre pour préparer les Grands Tours et je pense que cette étape peut m’aider à distancer mes adversaires. Je sais que je dois encore prendre du temps avant le contre la montre de Penafiel (dix-septième étape) Je me souviens aussi que quand j’ai pris le maillot de leader de la Vuelta en 2003, mon équipe Once n’était pas très satisfaite mais aujourd’hui c’est différent, Katusha est ravie de la situation et va me soutenir autant, je l’espère, que le public catalan ».
Andreï Tchmil (Manager de l’équipe Katusha): « C’est le bon moment pour prendre le maillot de leader. Joaquin Rodriguez était conditionné pour ça. Il est sur ses terres de Catalogne. Il avait en tête d’être le leader du Tour d’Espagne. Notre équipe marche bien, tout le monde y a le sens du devoir. Joaquin Rodriguez a beaucoup travaillé pour ses leaders dans le passé. Qu’il conserve ce maillot rouge dépend de ses équipiers et des autres membres de l’équipe. »
Igor Anton (Euskaltel, 2e du classement général): « C’était comme dans un rêve de porter ce maillot rouge, une très grande expérience. J’ai lui ai dit au revoir mais pas pour toujours j’espère. A vrai dire, j’aurais préféré le conserver mais pour mes équipiers c’est peut-être mieux de le céder. Je ne suis pas triste parce que je suis toujours en course pour un podium dans la Vuelta. »
Vincenzo Nibali (Liquigas-Doimo, 3e du classement général) : « Les coureurs de Xacobeo-Galicia ont durci la course dans l’ascension de l’Alto del Rat Penat. J’ai été un peu à la peine parce que j’ai toujours du mal à retrouver le rythme après une journée de repos. Je me suis senti bien mieux à la fin. J’ai discuté avec Paolo Bettini, le sélectionneur italien, avant le départ de l’étape et il m’a dit que nous parlerons du championnat du monde après la Vuelta. Il préfère me laisser me concentrer sur la Vuelta. »
Bjarne Riis (manager de Saxo Bank) : « Andy Schleck et Stuart O’Grady n’ont pas respecté les règlements de l’équipe et c’est pourquoi ils n’ont pas pris le départ de l’étape. Qu’ils aient bu un verre ou dix, à cinq heures du matin c’est inexcusable. J’ai fait ce que je devais faire et les règlements de l’équipe sont pour tous. Nous sommes des professionnels et nous devons agir professionnellement. Il fallait que je prenne une décision et ce sont à eux d’assumer les conséquences de ce qu’ils ont fait. La sanction n’excédera pas la durée de la Vuelta. »
Romain Zingle (Cofidis, 2e de l’étape): « Je ne voulais pas avoir passé la journée devant pour rien ! C’était ma première échappée et je voulais obtenir un résultat. Erviti a bien joué le coup mais ensuite j’ai attaqué sous la flamme rouge. Ten Dam a fait l’effort mais j’en ai remis une à 500 mètres de la ligne et je suis bien allé chercher cette deuxième place. J’en suis ravi ! »
Christophe Le Mével (FDJ, 7e de l’étape): « Je savais que je devais prendre ma chance dans l’ascension du col de Rat Penat mais il n’y avait pas assez d’écarts au sommet. Erviti s’est échappé parce que Moreno (Andalucia-Cajasur) lui a fait la cassure. Ensuite, nous ne nous sommes pas entendus. Personnellement ça va mieux, je retrouve des sensations mais au bout du compte je ne gagne pas l’étape et je ne reprends vraiment pas beaucoup de temps (1 minute). »
Philippe Gilbert (Omega Pharma-Lotto): « Quand j’étais dans l’échappée, il était évident que l’équipe Katusha ne me laisserait pas faire. Si j’avais été le seul de l’équipe dans ce groupe de tête, j’aurais probablement continué mais Greg Van Avermaet était là. Je lui ai demandé comment il se sentait et puisqu’il était sûr de lui, j’ai décidé de laisser une chance de succès à cette échappée. J’ai aussi essayé de prendre des points pour le maillot vert. A Madrid, cela peut se jouer à rien et j’aimerais bien le gagner. »












