TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
Etape 14 : Les déclarationsIgor Anton (Euskaltel) : « Je suis tombé tout seul. J’ai cru avoir pris un trou ou un obstacle. Mes mains ont ripé du guidon et j’ai fait un vol plané. Je me suis relevé, j’ai vu que je saignais un peu de partout. Je ne savais pas trop où j’étais ni ce qui m’arrivait. Mon premier réflexe, a été de vouloir remonter sur le vélo et j’ai vu que je ne pouvais pas plier mon coude droit. Le médecin de l’équipe est tout de suite venu, il m’a touché le bras et m’a dit « laisse tomber c’est cassé… » »
Joaquin Rodriguez (Katusha, vainqueur de l’étape): « Je n’ai pas fait la même erreur qu’à Andorre-Pal. J’ai attendu jusqu’au denier moment pour prendre ma chance et faire la décision. Cette fois j’ai couru avec ma tête. A Pal, j’étais ans doute trop confiant. Aujourd’hui j’ai modifié ma stratégie et ç’a payé. Dimanche, dans l’étape des Lacs de Covadonga, il va falloir être très vigilant. Je ne suis pas à l’abri d’un jour sans. Je vais me méfier de Vincenzo Nibali mais aussi de quelques autres. C’est vraiment dommage que ça se termine comme ça pour Igor Anton. Lui et son équipe étaient forts. Aujourd’hui il y a un éventail de plusieurs vainqueurs possibles de la Vuelta qui a perdu un grand coureur. Je n’ai pas vu la chute, j’ai seulement entendu le bruit. Tout le monde voulait se placer avant le col, ça allait très vite. Je ne savais pas que le leader était à terre. »

En cours d'étape, Joaquin Rodriguez avait posé une poche de glace sur son oeil droit après une piqure d'insecte.
Incident expliquant son geste en franchissant la ligne d'arrivée - Photo Unipublic/Graham Watson
Vladimir Gusev (Katusha) : « Nous avons fait un gros travail et cela s’est terminé exactement comme nous le désirions. Joaquin Rodriguez a gagné l’étape et s’est rapproché tout près du maillot rouge, avec seulement quatre secondes de retard sur Nibali. Je suis aussi très satisfaiut de ma propre condition physique. »
Vincenzo Nibali (Liquigas-Doimo, 2e de l’étape et maillot rouge de la Vuelta) : « Je suis triste pour Igor Anton. Je sais ce que c’est de perdre un maillot de leader sur chute, cela m’est arrivé cette année dans le Tour d’Italie. J’aurais préféré devenir le leader de la Vuelta dans des conditions différentes. J’ai bénéficié d’un travail énorme de mon équipier Roman Kreuziger. J’ai tout donné pour gagner l’étape mais j’ai confondu la banderole de la ligne d’arrivée avec celle du dernier kilomètre. Quand j’ai compris mon erreur, Joaquin Rodriguez m’a passé et j’ai préféré rester à mon rythme. Je n’ai pas pensé ne pas endosser le maillot rouge au podium protocolaire. La chute d’Anton est un fait de course et je dois rendre des comptes à mes sponsors.»
Ezequiel Mosquera (Xacobeo Galicia, 3e de l’étape et du classement général) : « Le plus important est ma progression au classement général même si je suis triste pour Anton. J’avais encore de bonnes jambes mais pas assez pour revenir sur Joaquin ‘’Purito’’ Rodriguez. »
David Moncoutié (Cofidis, 4e de l’étape, meilleur grimpeur de la Vuelta) : « Dans la montée finale, je ne pensais qu’aux points pour le maillot à pois ! Sébastien Minard a fait un gros travail pour me placer au pied du col et ensuite c’était à moi de jouer. Je finis quatrième de l’étape, je fais une bonne opération. Je suis un peu fatigué comme tout le monde mais cette Vuelta me plait bien. »
Nicolas Roche (Ag2R-La Mondiale, 5e de l’étape et duclassement général) : « Je me sens mieux que dans les deux étapes après le jour de repos et cela se voit. Aujourd’hui les circonstances de course ont été bonnes pour moi mais j’ai eu de la chance. J’étais sur le côté droit, à la hauteur d’Igor Anton quand il est tombé, j’ai entendu la chute et puis j’ai vu passer un vélo tout près de moi. Dans l’ascension de Pena Cabarga, j’étais vraiment bien et je suis maintenant 5e du classement général. Je sais bien que les deux prochaines étapes sont difficiles mais si mes jambes restent intactes, je peux conserver ce Top 5. Le contre la montre de Pénafiel (46 km) ne me fat pas peur. Dans le Tour de France, j’ai fini tout près de Schleck (28 secondes) et de Contador (1’01’’). Cela me donne confiance. »
Fränk Schleck (Saxo Bank, 6e de l’étape et du classement général): « Je pense que je peux être content, ma forme s'améliore de jour en jour. C'était une montée spéciale, complètement faite pour Rodriguez et Nibali. Je reste confiant. L'étape de lundi me conviendra mieux que celle-ci. Beaucoup de gens pensaient, avec raison, que c'est très dur de se refaire après une triple fracture de la clavicule et huit semaines sans courir. Mais je suis en train de revenir à un haut niveau. Mon objectif reste le podium. Ou la victoire finale. Gagner, c'est pour ça que je suis ici. C'est pour ça que je me suis entraîné. »
Xavier Tondo (Cervélo, 4e du classement général): « Je n’apprécie pas de gagner une place au classement général dans ces circonstances et après une chute comme celle d’Igor Anton. Je me suis senti bien mais parfois je ne réagis pas très bien aux accélérations. C’est pourquoi j’ai perdu 40 secondes dans les deux derniers kilomètres. Nous luttons toujours pour le classement général et je ne pense pas être le leader de l’équipe, pas plus que Carlos Sastre. Lui et moi sommes équipiers, pas rivaux ! »
Carlos Sastre (Cervélo) : « C’est vraiment dommage pour Anton. Il avait la Vuelta dans les mains. Personnellement, j’ai essayé de suivre mais décidément je ne suis pas dans le bon timing depuis le début de l’année. Pour nous, c’est important que Xavier Tondo puisse lutter pour le podium final. C’est le minimum que nous espérions ! »
Tom Danielson (Garmin-Transitions, 10e de l’étape): « J’ai été arrêté par la chute d’Igor Anton et j’ai dû faire un gros travail pour revenir en tête. J’ai mis un kilomètre pour y parvenir dans la côte et sans ces efforts, je pense que j’aurais fait bien mieux. »
Christophe Le Mével (FDJ, 13e de l’étape) : « Je me sens de mieux en mieux et je commence à regretter cette première semaine pour laquelle je n’étais pas prêt parce que après le Tour de France j’ai beaucoup coupé. Je ne pouvais pas faire plus. Pour moi, l’important est de me faire plaisir et c’est le cas. Je pense que je vais avoir un bon coup à jouer un de ces jours. Au pied de Pena Cabarga, j’ai été bien replacé par Mickaël Chérel et Gianni Meersman. La chute d’Anton, je ne l’ai pas vue. Je l’ai entendue ! »
David Millar (Garmin-Transitions) : « Jeudi soir, j’avais fait le pari avec David Zabriskie que nous attaquerions ensemble. Pour reprendre Niki Terpstra qui était échappé, on a fait un bon contre la montre et quand nous avons eu plus de 12 minutes d’avance sur le peloton, j’y ai cru. David Zabriskie travaillait pour moi et je pensais au final. Notre petite blague a failli réussir. Bon, c’est raté mais je prépare le championnat du monde et j’ai besoin de journées comme celle-là. Je vais recommencer ! »












