TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
Etape 16 : Les déclarationsMikel Nieve (Euskaltel, vainqueur de l’étape) : « Après la chute d’Igor Anton, nous avons été abattus, le monde s’était écroulé. Ensuite, nos directeurs sportifs nous ont remobilisé et nous ont dit qu’il fallait passer la journée de dimanche, se remettre dans la course avant de recommencer à nous battre. Cette étape vers Cotobello avec trois cols difficiles nous donnait l’occasion de relever la tête mais nous savions qu’il fallait attaquer de loin. Juan-Jose Oroz était dans l’échappée matinale et dans le Puerto de San Lorenzo, j’ai attaqué en compagnie d’Amets Txurruka. Oroz nous a attendus et a travaillé pour qu’on revienne sur le groupe de tête. Dans l’Alto de la Cobertoria, Txurruka a beaucoup travaillé. Cela a été un très grand travail de toute l’équipe Euskaltel. Je connaissais la montée de Cotobello, je l’avais gravie à l’entraînement en août avec Igor et Samuel Sanchez et cela m’a aidé. J’ai souffert mais avec l’appui du public et surtout de mes directeurs sportifs je suis allé la chercher cette victoire. Vous savez, j’habite une toute petite ville au Pays-Basque, Leiza en Navarre, tout près de San Sebastian où les joueurs de pelote sont les stars. Ma victoire ici va peut-être me permettre d’être reconnu. Et c’est sûr, après la Vuelta, je vais faire un bon repas avec eux ! »
Joaquin Rodriguez (Katusha, maillot rouge de la Vuelta) : « Mon avance n’est pas assez grande sur Nibali au classement général avant le contre la montre de Penafiel. Je dois perdre le moins de temps possible pour conserver des chances et avoir des options dans l’étape de la Bola del Mundo samedi. Nibali est très fort dans le contre la montre. Il est meilleur que moi. Toutes les secondes seront importantes avant la dernière étape de montagne. Je sais que je dois réissir le meilleur contre la montre de ma carrière. Demain, on va faire la reconnaissance du parcours pendant le jour de repos. Si je limitais ma perte de temps à une minute et demi, deux minutes, ce serait jouable. Les pentes de la Bola del Mundo sont très raides et vont me favoriser mais dans la lutte pour le maillot rouge il ne faut pas écarter Ezequiel Morsquera qui n’est pas mauvais contre la montre. J’avais dit en première semaine que si ma condition restait la même, je pouvais envisager la victoire finale. Je l’envisage toujours. Aujourd’hui Au début de l’ascension de Cotobello, j’ai vu que les attaques de Sastre, Danielson et Roche n’allaient pas loin grâce au seul travail de Kreuziger en faveur de Nibali. Quand Mosquera a attaqué, Kreuziger a encore fait l’effort mais j’ai vu que Nibali n’avait pas de réaction et j’y suis allé. Le plus fort dans cette étape était bien Roman Kreuziger »
Kevin De Weert (Quick Step, 3e de l’étape): « C’était une très dure étape. Toute la journée je me disais que je faisais une belle course mais cela a été à fond tout le temps. Luis-Leon Sanchez était devant avec nous et le peloton n’a jamais ralenti. Dans ces conditions, je suis satisfait de ce que j’ai fait. Je suis ici pour préparer le championnat du monde et chaque jour je me sens de mieux en mieux. En Australie, la Belgique n’aura qu’un seul leader : Philippe Gilbert. Quand vous voyez ce qu’il fait depuis le début de la Vuelta, c’est très motivant. Il est fort, très fort, très très fort. Nous avons appris que Stijn Devolder est forfait pour le mondial mais tous les équipiers de la sélection belge sont en forme. Et chacun suivra le même cap : « C’est tout pour un homme et c’est le mieux pour obtenir le meilleur résultat ! »
Vincenzo Nibali (Liquigas-Doimo, 2e du classement général) : « J’ai eu l’impression de revivre le scénario de l’avant-dernière étape du Giro vers le Passo Tonale quand des adversaires ont attaqué dès le kilomètre 0. Je savais que ce serait une journée exigeante et je m’étais préparé à perdre le maillot rouge. La fin de l’étape était idéale pour des attaques de grimpeurs comme Rodriguez et Mosquera. J’ai payé un peu les efforts des derniers jours. J’ai essayé de gérer au mieux et je suis assez satisfait de ma situation. Mardi, la journée de repos sera précieuse avant le contre la montre qui devrait être à mon avantage. Ensuite, il y aura samedi une grosse étape encore. La Vuelta reste ouverte. »
Roman Kreuziger (Liquigas-Doimo) : « Vincenzo Nibali a préféré prendre son propre rythme quand il y a eu des attaques à 1,5 km de l’arrivée. Il a défendu sa position comme un grand leader. Nous n’avons pas gardé le maillot rouge mais je pense que le contre la montre nous est favorable. Vincenzo peut encore gagner la Vuelta mais il devra réussir un grand contre la montre parce qu’il reste samedi une très difficile étape de montagne vers la Bola del Mundo et nous avons compris aujourd’hui qu’une avance confortable est nécessaire. »
Ezequiel Mosquera (Xacobeo-Galicia, 3e du classement général) : « J’ai été à la limite toute la journée mais je pensais que les autres favoris étaient dans le même état. Dans l’ascension de l’Alto de San Lorenzo, j’ai craint être distancé. Dans le Puerto de la Cobertoria, j’ai bien cru encore que j’allais être lâché mais j’ai tenu. La dernière ascension a été dure pour tout le monde. Le rythme imposé par Roman Kreuziger nous a tous mis dans le rouge. Il nous a empêchés d’attaquer. A la fin, j’ai voulu que cette journée soit utile. Le résultat est moyen mais compte tenu de ma souffrance, je ne peux pas me plaindre ! »
Fränk Schleck (Saxo Bank, 4e du classement général): « J’ai essayé d’attaquer et j’ai réussi à les distancer. Malheureusement, il y avait un coureur (Mikel Nieve) devant et je ne pouvais plus le rejoindre. J’aurais aimé gagner cette étape mais j’ai réussi à remonter au classement général. Après tout, ce n’est pas une mauvaise journée ! »
Nicolas Roche (Ag2R-La Mondiale, 5e du classement général) : « Je suis satisfait, j’ai été constant. L’équipe a confiance en moi, mes équipiers font leur travail à 300%. Nous courons différemment de ce que fait l’équipe Ag2R-La Mondiale d’habitude. Nous sommes une équipe ici, nous sommes unis. Nous courons avec passion. Nous avions un objectif en début de Vuelta mais pas le même. L’équipe voulait que j’entre dans le Top 15. Moi dans le Top 10. Et maintenant je me bats pour le Top 5. Nous ne pouvions rêver mieux. Je fais beaucoup de travail pour atteindre ce niveau et j’y suis. C’est vrai, je finis chaque étape sur les genoux mais c’est bon de donner tout ce que j’ai chaque jour. »
Tom Danielson (Garmin-Transitions, 7e du classement général) : « J’ai suivi Fränk Schleck quand il attaqué dans Cotobello mais il était plus fort que moi. J’ai donné le meilleur de moi-même et j’ai encore progressé au classement général. Je suis satisfait et je ne me plains pas ! »
David Moncoutié (Cofidis, meilleur grimpeur de la Vuelta) : « J'ai marqué des points dans le premier col, ensuite j'ai essayé de partir mais je l'ai fait à contretemps par rapport aux Euskaltel qui étaient sortis dans l’Alto de San Lorenzo, donc je me suis relevé. Les points dans les autres cols ont été partagés par plusieurs coureurs. Aucun de mes adversaires n’en a marqué plus que moi. Ce n'est pas encore gagné mais c'est une assez bonne journée pour moi. »
Plusieurs chutes se sont produites en cours d’étapes : Les coureurs les plus touchés ont été Dmitry Fofonov (Astana) qui souffrent de contusions multiples, Nico Sijmens (Cofidis) blessé au visage, Jürgen Van Goolen (Omega Pharma-Lotto) qui se plaint de douleurs thoraciques et Laurens Ten Dam (Rabobank) pour qui était crainte une fracture du poignet droit.












