TOUR D’ESPAGNE 2010 (28 août-19 septembre)
Etape 20 : Les declarationsVincenzo Nibali (Liquigas-Doimo, maillot rouge): «Je ne peux toujours pas croire que je suis en train de gagner la Vuelta. C’est une victoire très importante. Je suis en train d’intégrer le petit cercle des vainqueurs de Grands Tours. Mon rêve d’enfant devient réalité. J’ai échangé quelques messages avec Ivan Basso ces derniers jours. Il m’a dit de rester calme comme je l’étais quand il regardait la télévision. En fait, tout s’est passé comme je le voulais. Vingt ans après, il était temps qu’un Italien rapporte le maillot rouge en Italie (le dernier vainqueur italien est Marco Giovanetti) en 1990. Pendant trois semaines, les coureurs espagnols ont été très forts et m’ont compliqué la vie. Aujourd’hui, je savais que les trois derniers kilomètres étaient les plus difficiles. Quand Mosquera a accéléré la première fois, j’ai pris mon rythme et j’ai gardé des forces pour le final et c’est pourquoi je n’ai jamais perdu le contrôle de la situation, que j’ai pu rester derrière lui et sauver ma première place. Je ne connaissais rien de la Vuelta avant de me rendre à Séville. Mon pire moment a été quand j’ai perdu 39 secondes dans l’étape de Cotobello. Je ne sais pas de quoi sera fait mon avenir. Au Tour de France, il y a Alberto Contador. Il est le numéro 1 dans les Grands Tours, ils les a tous gagnés. C’est difficile de croire que je puisse le battre mais j’espère au moins lutter côte à côte avec lui. Je ne suis pas sûr de faire le doublé Giro-Tour ou Giro Vuelta en 2011. C’est difficile de doubler Giro-Tour parce qu’il n’y a pas beaucoup de temps entre les deux. Mon intention est de bien profiter du moment présent. Je vis l’un des plus jours de ma vie de cycliste. A l’avenir, vous le savez, pour un Italien le Giro est la plus belle course mais pour un coureur professionnel, le Tour de France est la top des courses. »
Roberto Amadio (manager de Liquigas-Doimo) : «Aujourd’hui Vincenzo Nibali a démontré être un grand champion. Quand Mosquera l’a attaqué à 3,5 km de l’arrivée, il ne s’est pas affolé. A 25 ans, il a gagné avec ses jambes et plus encore avec sa tête. Il était venu dans la Vuelta pour la gagner et il l’a fait en dépit du niveau très élevé de cette course. Pour diverses raisons, et notamment la chute de certains de ses rivaux, il a rapidement endossé le maillot rouge mais à la fin il était vraiment le plus fort. Pour nous, gagner la même année le Giro et la Vuelta est formidable. Cela représente six ans d’un bon travail. En 2011 avec Nibali et Basso nous allons encore essayé de gagner des Grands Tours. Ce serait logique que Nibali tente de le faire dans le Giro en 2011 mais laissons le déjà savourer cette grande victoire. »
Ezequiel Mosquera (Xacobeo-Galicia, vainqueur de l’étape): «Cette victoire signifie beaucoup de choses pour moi. Jusqu’à aujourd’hui, je me suis toujours battu pour des places d’honneur. Quand vous êtes tout près d’une grande victoire, cela vous rend plus fort et vous fait croire en cette victoire. Au cours de l’étape, il y avait énormément de Galiciens venus me soutenir et cela a fait aussi la différence. Lutter pour la victoire dans la Vuelta est le plus important pour un coureur espagnol. Je suis très très satisfait. Peut-être que je peux regretter d’avoir perdu un peu de temps dans les étapes de Valdepenas de Jaen et Xorret de Cati. Peut-être aurais-je dû attaquer plus tôt aujourd’hui mais j’étais très méfiant parce que tout le monde avait peur de cette ascension de Bola del Mundo. Et je ne peux pas vivre avec des regrets. J’avais juste à combattre et à guetter les opportunités. J’ai tout donné et je ne pouvais pas donner plus. Peut-être avais-je un braquet trop important mais je suis satisfait parce que j’ai gagné cette étape. Finir sur le podium derrière Nibali n’est pas honteux. Plus je vieillis, plus j’ai à travailler et à me motiver. OK, je suis vieux mais je garde le goût du combat. Cette période est la meilleure de ma carrière. »
Peter Velits (HTC-Columbia, 3e du classement general): « Quand Rodriguez a attaqué dans le final, c’était la partie la plus raide de l’ascension. J’ai beaucoup souffert mais ça valait la peine. Je suis très heureux de finir troisième de la Vuelta. Je ne pouvais rien espérer de mieux au depart de Séville. »
Joaquin Rodriguez (Katusha, 4e du classement général) : «C’est un bon Tour d’Espagne pour moi, avec une quatrième place finale et une victoire d’étape. J’aurais aimé perdre moins de temps contre la montre à Penafiel. J’ai fait de mon mieux pour reprendre du temps dans les étapes de montagne sachant que j’en perdrai dans le contre la montre mais c’est bien. Je finis fatigué mais heureux. »
Fränk Schleck (Saxo Bank, 5e du classement général): «Je suis assez satisfait de ma Vuelta maintenant. Aujourd’hui j’ai tout donné. J’ai pris l’initiative mais ce n’était pas une ascension pour moi.»
Bradley McGee (directeur sportif de Saxo Bank): «Quel spectacle cette étape à Bola del Mundo ! Cela a été une grande course cycliste. J’ai apprécié le travail des six coureurs de l’équipe mais j’attends toujours une explication décente de Fabian Cancellara après son abandon. La cinquième place de Fränk Schleck est un bon résultat et j’ai beaucoup apprécié cette Vuelta. J’espère y revenir en 2010. Ce pourrait être avec notre nouveau leader Alberto Contador si tout se passe comme prévu. »
Xavier Tondo (Cervélo, sixième du classement général): «J’étais bien aujourd’hui. J’ai retrouvé mon vrai niveau à la différence des deux mauvaises journées que j’ai connues dans les Asturies. C’est le premier Grand Tour que je finis et cela me rend optimiste pour le futur. Peut-être en 2011 je ne connaitrai qu’un seul mauvais jour et l’année d’après je n’en aurai pas et je me battrai pour la victoire comme l’a fait Ezequiel Modsquera.»
Nicholas Roche (Ag2R-La Mondiale, 7e du classement général): «Le résultat correspond à ce que je souhaitais. J’ai beaucoup progressé mais j’ai vu que je pouvais encore le faire. Nous avons fait un mauvais chrono par équipes, j’ai fait un mauvais contre la montre et j’ai été en difficulté dans l’ascension d’Andorre-Pal. C’est encourageant parce que je n’obtiens pas ce résultat après une longue échappée. Je me suis battu tous les jours avec les costauds en montagne. Cela me rend confiant pour l’avenir et mon équipe qui a souvent couru pour des échappées par le passé a travaillé différemment et a obtenu un grand résultat. Cela me fait croire que je peux lutter maintenant pour le podium des Grands Tours. »












