On l'avait quitté au sortir de sa préparation hivernale. Satisfait de ses sensations mais un peu dans l'inconnu, Anthony Delaplace allait bientôt découvrir le monde des professionnels de l'intérieur.
Ses débuts, Anthony les a effectués le 31 janvier, à l'occasion du Grand Prix La Marseillaise. Il terminera 58ème, avec le peloton principal arrivé pour la victoire à Marseille.« Globalement, j'étais bien. J'ai réussi à suivre. Et puis, pour une première, l'équipe a obtenu la victoire avec Jonathan Hivert. C'est plutôt bien pour se mettre dans le bain. Personnellement, j'ai suivi. Surtout à la fin où c'était vraiment impossible d'aller faire la course avec les meilleurs »
3 jours plus tard, Anthony se rendait à Aigues Mortes, pour le départ de l'Etoile de Bessèges. cinq jours de course, cinq arrivées au sprint. Pas vraiment la tasse de thé du Normand.
« A Béssèges, toutes les étapes sont arrivées au sprint. J'ai un peu essayé d'aller frotter aux arrivées pour me placer pour les sprints. Mais ça frottait vraiment. Un peu trop pour moi en tout cas. J'avais de bonnes sensations. Personnellement, j'ai fait mon boulot pour l'équipe : j'ai tenté de prendre les échappées en début d'étapes mais ça n'a pas marché. Au niveau de l'équipe, je crois qu'on a manqué de réussite. On a été présent dans toutes les échappées mais aucune n'est allée au bout. Dommage. D'autant plus qu'on n'avait pas de sprinters dans l'équipe sur la course, donc difficile d'aller faire un résultat. Sur un plan personnel, j'étais satisfait de ma course.»
Anthony aura terminé 48ème, 78ème, 62ème, 52ème et 28ème des étapes de cette Etoile de Bessèges, à chaque fois dans le même temps que le vainqueur. Il terminera 33ème au classement général remporté par Samuel Doumoulin (Cofidis) grâce aux bonifications.
Après l'Etoile de Bessèges, l'ancien Champion de France Junior fit son retour dans la vie scolaire. Etudiant en BTS, qu'il terminera d'ailleurs fin mai, Anthony doit passer des partielles en ce début février.
« La semaine après Bessèges n'a pas du tout été évidente pour le vélo. J'avais une semaine de partielles et j'ai du effectuer seulement 10 ou 11 heures d'entraînement.»
La semaine suivante est donc consacrée à l'entraînement. Pour rattraper le retard.
« J'avais un gros bloc de programmé. Mais deux jours avant le départ du Tour du Haut Var, j'ai été prévenu que j'allais y participer. Ce n'était pas prévu dans mon programme initial. Mais j'ai dû remplacer Sébastien Joly. Stéphane Heulot m'a convaincu que ce serait toujours bon pour l'expérience.»
« La première étape, j'ai fait mon boulot pour l'équipe et j'arrive dans le bon groupe pour la victoire. Mais le lendemain, je n'étais pas dans le coup. L'étape était un vrai chantier. Je n'en ai pas vu souvent des comme ça. J'étais mal placé au pied du col des Marjoris, au bout de 130 bornes et je n'ai pas pu suivre. Le contre coup du bon bloc d'entraînement effectué la semaine je pense mais pas seulement. Mieux placé ç'aurait peut être mieux été. Et puis c'était la première fois qu'on faisait plus de 200 kilomètres en course, on n'était pas habitués avec de telles distances. J'ai fini à 25 minutes. Mais bon c'est de l'expérience emmagasinée.»
La suite du programme, ce sera la Belgique pour Anthony. Dès samedi, il se rendra dans les Flandres pour participer à Kuurne Brussel Kuurne dimanche, puis il enchaînera avec les 3 Jours de Flandre Occidentale les 5,6 et 7 mars.
Encore Espoir, Anthony est un postulant possible pour l'Equipe de France. Celle ci était en stage la semaine dernière en Espagne, l'occasion pour nous de demander à Anthony ses ambitions tricolores.
« C'est vrai que ça m'intéresse. J'aimerai faire un Championnat du Monde ou le Tour de l'Avenir. Mais ce n'est pas évident avec mon employeur. J'ai regardé un peu le calendrier de la Coupe des Nations et ce sera difficile d'envisager quelque chose avec l'Equipe de France à moins que je ne cours pas avec mon équipe Saur Sojasun en même temps. Il y aura peut être bien le Tour des Flandres Espoirs, une belle course. Mais le Tour de l'Avenir est une course à laquelle je voudrai participer au moins une fois. Je n'ai pas eu de contact avec Bernard (NDLR: Bourreau, l'entraîneur national des Espoirs) depuis l'an passé. C'est vrai qu'il a l'habitude de privilégier les amateurs, enfin tout au moins son groupe. Il fonctionne avec un groupe. Effectivement, il l'a un peu élargi l'an dernier en fin de saison. Et on a vu que les pros ont pu apporter quelque chose (NDLR : Romain Sicard, le futur Champion du Monde, avait été appelé pour le Tour de l'Avenir qu'il avait remporté et ensuite sélectionné au Mondial). Le mondial était annoncé comme réservé au sprinters. En fait, on m'a dit qu'il était quand même assez usant. On verra...»













