On avait quitté Jean Christophe à la sortie d'un Paris Nice convaincant. Depuis le néo professionnel de l'équipe Omega Pharma Lotto a confirmé les qualités aperçues sur la Course au Soleil et est passé tout près d'une première victoire.
Le Tour du Pays Basque, une vraie satisfaction
« Comme je l'avais évoqué dans le dernier carnet de route, je suis sorti malade de Paris Nice. Il a donc fallu récupérer avant le Tour du Pays Basque. Entre temps j'ai pu m'aligner à Saint Raphaël sur la première manche de Coupe de France VTT. J'avais un trou de 3 semaines entre Nice et le Pays Basque et j'avais besoin de faire du rythme. Je n'allais pas là bas pour faire un résultat d'autant que j'ai reçu mon VTT très tard. J'ai beaucoup souffert, je me suis fait mal, mais dans ces cas là je sais que j'ai bien bossé. »
« Ensuite je suis donc allé sur le Tour du Pays Basque. Cela a été une vraie satisfaction. J'ai terminé 5ème au général dans un contexte relevé, ce qui a marqué ma progression par rapport à la 9ème place sur Paris Nice. En plus j'ai été acteur de la course. C'est vrai que je me suis peut être un peu dispersé sur mes attaques mais au moins je l'ai fait. Il y a quand même un peu de déception parce que j'aurai pu accrocher un podium. 2 chutes dans la course m'ont coûté la 3ème place. L'une avec Gesink qui m'a obligé à faire de gros efforts pour revenir dans l'avant dernière étape avant la montée à 20%. Et le lendemain, je suis de nouveau tombé dans le contre la montre. En plus j'aurai certainement pu jouer la gagne...»
Fatigué sur les classiques
« Avec le recul, je pense que l'enchaînement avec les classiques a été trop rapide. Je suis arrivé avec de la fatigue et j'y ai réalisé de piètres performances. Non seulement à cause de cette fatigue mais il ne faut pas oublier que ce sont des courses de 260 kilomètres et je n'ai peut être pas encore le fond pour ça.
Bon après j'aurai quand même bien voulu voir ce que j'aurai fait en arrivant en forme. Pas sur l'Amstel parce que ce n'est visiblement pas une course qui me convient avec des bosses très courtes. Mais arriver à Liège Bastogne Liège avec de la fraîcheur et en étant entraîné pour ça me laisse quelqu'espérance. »

© Photo Laurent Barré
« Je suis donc arrivé fatigué sur les classiques ardennaises et là j'ai enchaîné directement avec le Tour de Romandie. Il faut se rendre compte que ça n'allait plus du tout. Je suis passé d'être capable de gagner sur le Pays Basque à une décevant 11ème place sur le contre la montre en Romandie. Le lendemain j'ai même complètement explosé lors de l'étape de Châtel. J'ai tenté un baroud d'honneur dans la dernière étape mais ça n'a pas marché, l'échappée a été reprise. Sur cet échec j'ai obtenu des vacances bien méritées. »
En vacances
« J'observe un repos complet niveau vélo cette semaine. C'était devenu nécessaire. La semaine prochaine je devrai aller dans les Pyrénées reconnaître les étapes du Tour de France. Depuis le dernier carnet, j'ai en effet obtenu mon billet. Mon équipe est elle en reconnaissance cette semaine mais, comme je l'ai dit, j'avais vraiment besoin de me reposer et j'ai du décliner l'invitation. Après je suis en train de voir avec les directeurs sportifs pour participer à des épreuves VTT. J'aimerai participer à la Coupe du Monde à Offenburg et à une Coupe de Suisse. Ensuite, je serai sur le Dauphiné. C'était un objectif au début, mais, avec le Tour, c'est maintenant un mini objectif dirons nous. De toute façon je n'ai que 3 semaines pour me préparer alors qu'il y en a 8 pour le Tour. On va donc plutôt aller sur le Dauphiné dans l'optique de préparer le Tour, c'est à dire en forme mais en l'améliorant. De toute façon, ceux qui sont en forme sur le Tour sont déjà dans les premiers rôles au Dauphiné. »
« Après le Dauphiné, il y aura les Championnats de France. C'est surtout le Contre la Montre qui sera un objectif. Pour la course en ligne, nous ne sommes que 2 avec Mickael Delage, et il sera bien difficile de rivaliser avec les grosses équipes.»
«On connaît mon nom»
« Mon statut a un peu changé depuis le début de saison. Bon, je me fais toujours frotter, mais je vois que mon nom est connu. Je suis un peu grillé de ce côté pour tenter des trucs. Sinon je sens que j'ai progressé un peu. Pas vraiment tactiquement parce que j'adoptais déjà la bonne attitude en attendant la fin des étapes pour faire l'effort. Mais dorénavant je remonte moins dans le vent pour me replacer sans cesse. Avant ça me gênait de ne pas être dans les 30 premiers alors que maintenant je sais attendre au delà de la 30ème place, même si ce n'est toujours pas dans mes habitudes de traîner au fond du peloton. Mais entre 30ème et 50ème. J'ai gagné en sérénité en fait.»













