Depuis le début de saison, Jean Christophe nous livre ses impressions de la découverte du monde professionnel. Enchaînant les courses Pro Tour, le Lyonnais s'illustre en étant le numéro 1 français au classement mondial. Entretien...
« On s'était quittés avant le Critérium du Dauphiné. Comme tout le monde le sait j'ai été victime d'une vilaine chute sur cette course qui constituait un petit objectif. On peut dire que j'ai eu chaud. J'ai été hospitalisé pour une maladie qui n'était pas bénigne (NDLR : une septicémie) et je l'ai échappé belle. Ça m'a fait réfléchir sur le fait qu'on fait quand même un sport dangereux et qu'on est mortel en fait (sic).»
« J'étais arrivé très bien entraîné sur ce Dauphiné donc la déception est double d'autant que je n'ai pas pu arriver jusqu'aux étapes de montagne. Sur ces péripéties j'ai même perdu ma sélection pour le Tour. J'ai repris assez rapidement la vélo : dès le mercredi de ma sortie d'hôpital, je suis monté sur le home trainer. Mais dès que mon équipe m'a annoncé que je ne serai pas du voyage pour le Tour de France, j'ai remis l'entraînement en suspens. Je me suis reposé, en me laissant le temps d'écouter mon corps. C'était une bonne chose pour ma santé. »
« Après les Championnats de France où je n'ai pas forcé plus que ça, j'ai remis en route véritablement en juillet. Ça allait déjà mieux après quelques jours. Juillet aura donc été le mois du volume : j'ai retravaillé mes bases, accumulé des kilomètres. Le mois d'août devait plus être celui du travail d'intensités. L'objectif est la Vuelta que je découvrirai la semaine prochaine. »

Jean Christophe Péraud garde le sourire (Photo Laurent Barré)
« J'ai repris la compétition au Tour de Pologne. Je suis assez satisfait de cette épreuve. Je n'étais pas au top de ma condition mais j'ai pu faire des kilomètres en course surtout que les étapes étaient quand même assez longues. Ç'aura été bénéfique. Bon il reste une petite déception dans la dernière étape difficile. J'ai produit mon effort dans la dernière bosse et lorsque je suis revenu sur la tête je me suis recalé dans les roues plutôt que de poursuivre. Mollema n'a pas fait la même erreur et est allé gagner l'étape... Je termine finalement pas loin des 10 premiers au général (NDLR : 13ème) dans une course pas vraiment taillée pour les grimpeurs même si Martin a su faire la différence.»
« Je suis actuellement à Plouay pour le Grand Prix Ouest France, qui sera ma dernière course de préparation avant la Vuelta. Je suis là pour me rassurer avant tout. J'aimerai voir si je suis enfin capable de passer le cap des 260 kilomètres. Contrairement aux classiques de printemps je suis bien entraîné, j'ai récupéré de la fraîcheur. J'aimerai être là dans le final...»
« Je m'envole mercredi pour le Tour d'Espagne. Je n'ai pas encore parlé de la course avec d'autres coureurs, ni vraiment étudié les parcours. Ce n'est pas la peine de cramer du jus en planifiant tout avant d'y être. On verra sur place pour étudier les étapes, je ne veux pas faire la course avant. Pour ce qui est de mon état d'esprit, c'est quand même la course qui dictera ma conduite. Bien sûr je pars avec l'idée de jouer le général, comme toujours sur les courses par étapes. Après suivant les circonstances je pourrai toujours me rattraper sur les étapes ou un maillot distinctif comme celui de meilleur grimpeur ou de meilleur sprinteur (rires). Par contre dans ce cas de figure, je ne ferai pas les chronos à fond parce que je ne me considère pas comme un spécialiste.»













