Paris–Bruxelles fête sa 90ème édition
Fort de ses 90 éditions, la classique franco-belge s’élancera samedi de Soissons (Aisne) pour rejoindre la capitale belge après 218,5km. Même si le parcours compte une dizaine de bosses, la victoire semble cette année encore destinée à un sprinter. Lauréat en 2009 mais présent actuellement sur le tour d’Espagne, Matthew Goss ne défendra pas son titre. C’est un autre australien qui aura la faveur des pronostics : vainqueur à cinq reprises de la semi classique, Robbie Mc Ewen (Photo ci contre - Vuelta a Mallorca 2010) tentera de décrocher à Ukkel, une sixième victoire. Second du GP Van Steenbergen mercredi, le leader de la Katyusha semble en tout cas retrouver la forme en cette fin de saison.Les sprinters en nombre
Cependant, la meute de sprinters sera très fournie parmi les 24 formations présentes sur la ligne de départ. Malgré l’absence du jeune et rapide Van Steyen (TopSport), les coureurs belges seront très ambitieux. Gert Steegmans (Radioshack) à la recherche d’un prestigieux bouquet pour sauver sa saison, Jurgen Roelandts (Omega pharma – Lotto) et Stefan Van Dijck (Veranda Willems) seront les principaux atouts de nos voisins d’outre Quiévrain. Face à eux, les italiens se présenteront avec de sérieux atouts. Luca Paolini (Acqua & Sapone), Davide Appollonio (Cervelo), Giovanni Visconti (ISD – Neri) ou Danilo Napolitano (Katyusha) voudront mettre fin à une période de disette qui ne les a pas vu triompher depuis 1998 et la victoire de Stefano Zanini. Parmi les hommes rapides à suivre on pourra citer également le Néerlandais Lars Boom (Rabobank), les Français Jimmy Casper (Saur – Sojasun) , Romain Feillu (Vacansoleil) ou l’Australien Graeme Brown (Rabobank).

Romain Feillu sera à suivre lors de l'emballage final
Les audacieux récompensés ?
Avec une arrivée modifiée et quatre bosses sur la fin de parcours, les organisateurs ont légèrement durci la fin de course. Même si le long faux plat d’arrivée avantagera forcement les sprinters, les puncheurs du peloton n’auront pas d’autres solutions que de dynamiter la course. A ce petit jeu là, on devrait donc retrouver à l’avant les hommes des formations Vacansoleil, BMC, Landbouwkrediet ou Bouygues Telecom. Certains profiteront de cette classique pour accumuler les kilomètres avec en point de mire les championnats du Monde. On notera d’ailleurs le retour à la compétition du champion du monde sortant ,Cadel Evans (BMC). Ses ambitions seront forcement limitées ce week-end mais il est facile de comprendre que l’australien a déjà la tête à Melbourne.













